•    La sonorité, au contour arrondi, devient froide aux lueurs bleutées. Se mélangeant à ce léger azur des gouts roussis. La mélodie, neurasthénique, rappelait la lividité d'Avril - triste fille aux longs cheveux grisés, la robe blanche, dépressive, de blafards reflets d'eau, irrémédiablement invisible aux yeux des autres sauf, à son sourire fallacieusement heureux. Pourtant, A n'arbore point ces couleurs. Il a quelque chose de plus assuré, aux harmoniques effervescent de touches sucrées, à la texture quelque peu écailleuse. Remarquable, comparé à 8, qui lui, plus fragile, déverse ses larmes verdâtres, un peu jaunis, sur le papier immaculément blanc. S'accrochant désespéramment à la robe de Février, belle femme d'une vingtaine d'année, brune, les yeux dorées, protégeant Janvier comme son frère cadet.

    Un vrai nuage de gouts s'empare alors de mes oreilles quand un capharnaüm de chiffres ahuris crie de milles et une personnalité. Aveuglé de douleurs rosâtres, orangées, irisées, se perle le gout de la mélopée sur mes mains encore caillebottées.

    Inondé de trigones, anneaux, et ne sais-je encore, résonnant indéfiniment dans une parfaite concomitance de températures chamarrées. Chatoyant sagement le chiffre cent, enchantant sèchement les flèches d'automne ; le S susurrant nonchalamment la fraicheur spinescente s'évadant. Quant à mes yeux, écoutant les textures pigmentées, rongeant les odeurs intemporelles de gouts, au graphèmes bellement colorés, dansant derrière leur personnalité marquée d'un trait doux et obscurcis, que seul le crayon noir à jamais ne trahit la beauté unique des lettres que je ne vis.

    "Monde", ivresse éternelle de rouge carmin, le "sang" violet, bleuté, maculant sa figure doré. Mes sens percevant la multitude de facultés d'une perception unique. Esseulé, je crois encore gouter cette berceuse pudique, qu'à moi seul elle ne dévoile ses formes cubiques, mire sa dernière note argentée.

    Fermant les yeux, à ma droite les derniers mois de l'année.

     

    Tsunn - 22/10/2015

     


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  • Inanimé. Belle apparence humaine. Assez bon état. Bien fabriqué, même. Prototype achevé très récemment. Cheveux bruns, en broussaille, peau beige, légèrement pâle, bouche rosée, fine, yeux clos. Absolument réaliste !

     

    Bouton compressé, une personne debout. Regard fixe, air sévère, un visage sans expression, un être en pleine contemplation. La vitre mécaniquement soulevée, l'automate... enfin libre. Paupières hésitantes, l'iris verte enfin apparente. L'autre homme restant dans son admiration propre, puis d'un signe, l'hybride pliant et tendant ses articulations, ce pas n'étant que sa première action. Des dizaines à perte de vue, mais un seul au physique unique, frêle, et innocent, voici le premier ''automate'' au semblant humain, vivant. Les autres bien que ressemblant au niveau du coloris, le physique n'étant pour le moins différent. Plus musclé encore, les traits du visage durcie, les sourcils froncés, une nouvelle arme enfin élaborée. ''Les androïdes'', ainsi nommés.

     

    Créé sur le même plan, tous jumeaux de par leur aspect, leur synchronisation et leurs capacités. Ensembles reflet du premier, les voilà avancé d'un pas. Devant eux, l'homme restant immobile, mais de ses lèvres pour la première fois entrouvertes, sortant enfin des sons, une simple question. Tous à l'unisson, élevant leur confirmation : cet homme, lui, le contrôleur, eux, simples tueurs. Mais le premier, toujours muet, souriant naïvement à l'étrange personne devant lui ; tandis que des ''AYE SIR'', explosion de cris, répondant aux interrogations simplement soufflées.

     

    Aucun besoin d’entraînement, les androïdes, perfection de l'humain, déjà sur le champ de guerre. Un ''FIRE'', des tirs, le chaos, des morts. Les balles rebondissant sur les corps d'acier, les machines de guerres étripant les ennemis. Du sang, des cadavres, et des rugissements. Les androïdes continuant, et derrière eux, un champ de chair et d'ossements. La guerre rageant, les pieds frôlant le sol, les pas de l'ennemi tambourinant la terre sèche. Sans fin, les actions de meurtres ne ralentissant.

     

    A chaque androïde trop abîmé, un autre devenant le remplaçant. Et avant de fouler le pied sur le champ de bataille, encore aux mêmes question,s l'automate répondant ''AYE SIR'' à l'étrange homme, loin du massacre théâtralement animé.

     

    L'homme se reposant dans son bureau, le frêle hybride au sourire enfantin, debout. Les ordres émanant des lèvres de cet humain assis. Toujours la même chose ''Moi, le contrôleur, toi, le jouet. Moi, le stratège, toi, le fou assoiffé''.

     

    Le petit hybride étant resté là, à écouter, patient, timide et souriant, l'heure de dormir. 23H sur l'horloge, l'homme sur ses pieds, sortant de la salle. L'hybride presque comme son ombre, sur ses talons, puis tournant plus tôt dans une pièce sombre. Lumière, un seul lit posé. Drap plié, l'automate serviteur toujours appliqué. Et avec l'homme enfin arrivé, le petit hybride sentant ses lèvres compressées, souriant. Puis tout deux, fondant dans le lit.

     

    Tandis que loin grondant, la rage des fous sur le champ de guerre fumant.

     

    _______________________________________________________________________________________________

    Ce texte a été écrit dans le cadre d'un tournoi (www), organisé par Queen Paramount.

    Thème : Écrire un texte en s'inspirant de la musique Psycho de Muse. | Adversaire : Pompéius (texte)

     


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  •  

    Lors d'un matin ensoleillé, une famille vint à la plage. Il faisait bon, le soleil chauffait tendrement l'atmosphère tandis que le vent caressait les vagues et visages. Les nouveaux arrivants avancèrent à pas tranquille sur le sable ocre et tiède. Après quelques minutes de marche, ils jugèrent un endroit de la plage, assez plat et proche de la mer, qui leur conviendrait parfaitement. Le père posa les sacs de jeux et la mère installa soigneusement les serviettes sur le sol doux et agréable. L'enfant, unique, était jeune et devait avoir cinq ans. Le bambin enleva, avec la maladresse d'un petit, son tee-shirt. En forçant un peu, il parvint à retirer le vêtement. Mais, il tomba par la même occasion sur les fesses. Cela était si inattendu qu'il se mit à rire de bon cœur, un rire contagieux et innocent que l'on voit et imagine sur chaque visage d'enfant. Et, cette joie qu'il venait d'exprimer fit sourire ses parents et chaque personne qui le regardait.

    Après cet instant égayé, la mère tendit une main à son fils, en disant posément :

    « Allez Tobby, relève-toi. »

     

    Le garçon saisit donc de ses mains encore potelées celle de sa maman et se remis sur ses petits pieds. Il s'approcha des sacs de jeux et pris un sceau. Il parti vers la mer scintillante. Arrivé dans l'eau salée, il s'accroupit et rempli tant bien que mal l'objet de plastique.

    Mais en se redressant, quelque chose attira son attention : une bouteille verte -sûrement de bière- avait été jetée à la mer. Cela éveilla l'imagination de l'enfant et se dit qu'un message y était caché.

    Il avança dans l'eau. Tobby marchait de plus en plus loin dans la vague étendue de cristal et d'eau. Il s'enfonçait profondément jusqu'à ne plus avoir pied. Il commençait à flotter. Il pataugea jusqu'à la bouteille. Mais au moment où sa main allait se poser sur l'objet de son désir, quelque chose le tira vers les profondeurs. Il secoua le pied, mais il comprit bien vite que rien ne servait de lutter. Tobby, jeune enfant, prit la plus grande inspiration dont il pouvait faire preuve, car inconsciemment, il comprit qu'un autre monde s'ouvrait à lui.

    Il se laissa emporter sous la surface et ouvrit les yeux. Un filet abandonné flottait dans l'eau, et avait tiré Tobby jusqu'ici. Il leva la tête, le soleil filtrait à travers l'eau et le sel. Un léger arc-en-ciel apparut dans les profondeurs de la mer. Il suivit ces couleurs marines des yeux. Sur l'ombre du filet, l'arc-en-ciel prenait fin. Cet étrange dessin marin fit légèrement rire Tobby, qui laissa échapper quelques bulles d'air.

     

    Plus profondément dans l'abysse
    L'enfant glisse

     

    Tobby eut l'impression qu'on l'appelait. Cette voix était douce et limpide, lui caressait l'oreille. Ne sachant d'où elle venait, il suivit une direction, croyant qu'elle s’amplifiait. Il vit, à quelques rochers de lui, une queue de poisson. En tendant la main, elle frémit et disparu. Il avança, un nuage noir et visqueux semblait tomber dans les fonds marins. Mais il continua. Enfin arrivé près de la queue de poisson, il y découvrit dans une cavité un requin mourant de part la pollution. Une bulle s'échappa de l'animal, s'envola aux cieux comme pour aider l'âme de la pauvre créature à atteindre la surface.

     

    Mais trébuchant, sur une parois
    Alors, qu'il essayait de s'en aller
    Le petit fut entrainé
    Encore plus bas...

     

    Il tint fermement le sceau qu'il n'avait pas encore lâché. Le courant était à contre sens. Il ne pu résister. Il heurta quelque chose. En passant devant, il eut le temps de voir une ancre rouillée. Son sceau se coinça dessus. Tobby usa de toute la force de ses bras pour lutter contre le courant. Il parvint à se placer derrière l'objet d'acier. Caché du courant, il pu décrocher son sceau. D'un coup, le courant cessa. Tobby décida que c'était le bon moment pour continuer de marcher. Il commençait à avoir la vue floutée. Il se sentait trembler. Mais, il ne fit qu'avancer. Quand, soudain, il fut tombé. En tendant sa main, il sentit une surface lisse. Une forme de bouteille verte se dessina. Malheureusement, il devina qu'aucun message n'y était.

     

    Une force étrange le força à remonter
    Mais c'est bien plus qu'au dessus de l'eau
    Qu'il fut emporté
    Alors, il vit ses parents d'en haut

     

    De la pollution, fut attiré le regard d'un garçon. Et quand d'une tortue, d'un requin, la mort ne nous affecte juste à cause d'une bouteille, d'un bateau, pourquoi s'inquiéter pour celle d'un garçon, alors qu'au fond -de l'eau-, c'est de nous que la mort en est la cause.

     

    Et c'est dans un monde plus féerique et enchantée encore
    Que l'enfant s'endort...

     

    Ce texte a été fait das le cadre d'un tournoi organisé par Queen Paramount


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  • ÂMES SENSIBLES S'ABSTENIR

     

     

    La folie n'est pas à la limite de l'irrationnel

     

    Parfois, la frontière entre réel et imaginaire semble si mince que les deux univers donnent l'impression de se fondre ensemble.

    Intrigant, n'est-il pas ?

    Mais quelle est donc cette histoire mystérieuse qui s'apprête à être contée ? Un marin perdu en mer faisant face au kraken, un détective rivalisant avec un fantôme, ou encore un autre monde ouvrant ses portes au nôtre ?

    Rien de tout cela. Non, vraiment.

     

    Il s'agit d'une simple fille, une lycéenne. Elle se nomme Linsey.

    Elle n'est en aucun cas une personne sentimentale qui viendra en aide aux plus démunis. Pourquoi ? Car voir les autres pleurer, souffrir face à ses agressions l'a fait sourire. Elle aime ça, se moquer. Depuis toute petite à maintenant, elle n'a eut de cesse d'être une gamine vaniteuse qui se prend pour une princesse presque reine et à se donner des faux airs de pétasses qui croit avoir le monde à ses pieds.

    Elle a gâché des années scolaires à bon nombres d'élèves. Elle a tapé, battu dans le seul but de jouer la victime... Elle a toujours rit en voyant des larmes d'implorations.

     

    Elle s'est toujours montrée sûre d'elle : bonne note, libre d'aller où elle veut, aucune limite. Mais... bientôt, sa vie allait changer.

     

    18h00, elle revenait du lycée. Elle commença à faire ses devoirs. Ses parents n'étaient pas là ce soir.

     

    19h30, Linsey venait de finir son travail. Elle entreprit donc d'aller cuisiner et manger. Alors qu'elle mangeait son repas dans la solitude et la monotonie, elle repensa à son rêve de la veille. Il était étrange. Elle revoyait le corps flotter à une hauteur de tabouret au dessus du sol, la tête penchée, le regard livide. Ce corps ressemblait étrangement à celui de sa grande sœur. Elle frissonna aux souvenirs de ce cauchemar. Mais, en y repensait, elle n'était pas là. Aujourd'hui, Miriame, sa sœur, était absente au lycée. Linsey l'avait appris par une des amies de son aînée. Par déduction, elle devrait être à la maison.

     

    20h00, elle venait de finir son repas. Elle débarrassa tout, nettoya la table, et passa le balais, histoire de ne pas laisser de miette par terre. Linsey parti se laver. Ses gestes étaient automatiques. On aurait presque dit un robot. Elle se déshabilla et laissa tomber au sol ses vêtements. Elle observa son corps fin, presque trop maigre, devant le miroir. Elle avait la taille fine, la poitrine généreuse et les hanches assez larges pour que sa morphologie soit comparable à celle d'un sablier. Elle était svelte, la peau ferme. Son sempiternel bracelet au poignet droit.

    Ses cheveux étaient coupés du côté droit, un side cut. Ceux de gauche, noirs et ondulés, lui tombaient un peu en dessous des épaules. Son visage lumineux était devenu terne. Plus un sourire.

    Elle alla donc sous la douche se laver, cela dura 20 minutes. Puis, elle sortit et se sécha. Elle enfila des vêtements qui lui servaient de pyjama. Elle remis tout en place et sortie de la salle d'eau.

     

    20h40, elle était dans sa chambre. Le fait de ne pas avoir de nouvelle de sa sœur commença à l'énerver. Miriame, qui se disait supérieure et qui était apparemment «l'enfant parfait de la famille» n'avait pas prévenue la cadette de son absence. Elle sorti donc de sa chambre, comme un ouragan. Elle ouvrit violemment la porte de la chambre de sa sœur. Linsey espérait trouver des informations sur les potentiels lieux où Miriame pourrait être. Tss... elle doit encore être dans un hôtel avec un mec qu'elle ne connaît même pas. Et, après avoir allumé la lumière, Linsey se retourna et regarda la scène. Elle en était blanche de peur. Sa sœur, Miriame, fidèle à son rêve, était pendue. Une prémonition ? Non, ça n'existe pas. Simple coïncidence.

    Et pourtant... chaque détail de son rêve était retranscrit sur les murs, le sol, le lit et le corps de sa sœur. Les mêmes coups, la même position, le même regard.

    Un suicide ?

    Non, pourquoi y aurait-il autant de sang ?

    Un homocide ?

    Mais où est l'arme du crime ? Qui est le coupable ? Pourquoi avoir tué Miriame ?

    Une réponse qui satisfit Linsey lui parvint en tête : Elle n'a pas du faire son travail correctement. Linsey sourit. Elle n'a que ce qu'elle mérite, cette sal*pe.

     

    21h20, elle rentra dans sa chambre. Demain, je l'enterrerais dans le jardin. Elle esquissa un sourire, et frémit légèrement. Un très léger rire sarcastique lui échappa des lèvres. Maintenant, cette pourriture ne me gâchera plus mon existence. Intérieurement, Linsey remercia l'inconnu qui avait commit ce meurtre.

     

    Les quelques premières heures de la nuit passèrent...

     

    4h23, Linsey sursauta, et se redressa, en transe. Un autre cauchemar ? Cette fois-ci, c'était un homme. Erwan était l'unique 'client' de Miriame à être entré dans cette maison. Dans le rêve, il était allongé sur les marches de la cave. Il suppliait qu'on ne le laisse pas mourir. Une traînée de sang montrait qu'il avait rampé. Une pelle se leva, sale de terre, et s'abattit sur la tête d'Erwan. Ce sera dommage qu'il lui arrive quelque chose, c'était bien de 's'amuser' avec lui. Puis, Linsey haussa les épaules et se rendormit.

     

    La nuit passa...

     

    10h17, Linsey se réveilla tranquillement. Elle entreprit sa routine matinale quotidienne : lavage, petit-déjeuné, habillage, brossage de dent, coiffage, maquillage.

     

    11h13, elle prit des gants, une pelle et alla au fond de son jardin. Là, il y avait deux vieilles cabanes. Sur l'une d'elle était gravée Linsey, et sur l'autre Miriame. Depuis toute petite, Linsey enterrait ses animaux décédés dans sa cabane. En effet, elle était juste posée sur la terre. C'était devenu un cimetière précieux aux yeux de Linsey, les seuls personnes qu'elle aimait était enterrée dedans.

    Elle ouvrit sa cabane et regarde les quelques tombes qu'elle avait placé étant jeune. A cette époque, tout allait bien pour elle. Mais avec le temps... Enfin, là n'est pas la question.

    Linsey sortit et referma soigneusement la porte. Enfin, elle ouvrit celle de la cabane de Miriame. Elle commença à creuser le sol. Sa pelle fit soudain un bruit étrange. Comme si elle coupait de la chair, en sortant la pelle du sol, un léger filet coulait le long de la pelle. A l'aide de ses mains -munis de gants- elle gratta le sol et y découvrit le visage de sa sœur... Elle creusa à l'endroit de où devait être le corps mais rien. Juste la tête. Quelqu'un devait l'avoir décapitée.

     

    12h30, son ventre gargouilla. Linsey rentra chez elle manger quelques pâtes et un fruit. Elle nettoya la vaisselle et la table. Elle décida de descendre à la cave, pour voir si le corps de Miriame n'avait pas été mis dans l'incinérateur de chez eux.

     

    13h00, Linsey ouvrit la porte de la cave et descendis l'escalier. Elle avait oublié d'allumer la lumière, mais bon. Elle savait combien il y avait de marches et les obstacles à éviter... Enfin, c'est ce qu'elle croyait. Alors qu'elle allait poser son pieds sur une marche, elle senti une boule. Elle pris son portable et mis la LED. Un corps reposait au sol... Celui d'Erwan, dans la même position que dans son rêve, quand il avait perdu son dernier souffle.

    Un... un rêve ?

    Elle vérifia de la main et non : le corps était bien réel. Linsey fit abstraction de ce qu'elle venait de voir et descendit les marches. Une odeur de sang la prit à la gorge. Elle avait du mal à respirer tant l'odeur était forte et infecte. Elle posa sa main droit sur le mur et chercha à taton l'interrupteur. Lumière.

    Il y avait une flaque de sang au sol. Sûrement le sang d'Erwan, puisque la traînée laissée par son corps partait de là. Elle détourna le regard, l'incinérateur. Des jambes y dépassait. Elle reconnu la cicatrice que sa sœur s'était faite étant jeune.

    Linsey commença à pleurer de panique. Elle se retourna. Le meurtrier serait-il là ?

    Tout en tremblant, elle mit la totalité du corps de sa sœur dans l'incinérateur. Puis, elle prit le corps d'Erwan par les pieds et le jeta avec Miriame. Elle referma le tout. Puis, elle démarra l'incinérateur. Comme leur âme, le corps de Miriame et Erwan partaient en fumée.

     

    14h07, Linsey commença à nettoyer tout en réfléchissant.

    Deux fois. Deux fois que je fais un rêve qui s'avère vrai. Des prémonitions ? Aurais-je... un don ? Des facultés ignorées, dites inexistantes ?

    Elle se demanda qui pourrait être le meurtrier. Pourquoi Erwan était-il là ?

    Enfin terminé, Linsey monta les escaliers et y trouva un portable. Elle le reconnut : celui d'Erwan.

    Elle le mit dans sa poche. Peut-être qu'elle y trouverait des informations.

     

    Le week-end passa... Lundi et mardi aussi. C'était là nuit qui mène à mercredi.

     

    5h00, un étrange bruit de craquement sortit Linsey de ses pensées. Elle n'y fit pas attention et replongea dans ses réflexions. Elle n'arrivait pas à dormir. Cela faisait un moment pour elle qu'elle n'avait eut aucun cauchemar. Et la jeune adolescente attendait avec impatience un rêve prémonitoire où ses parents seraient morts. Elle les imagina leur corps allongé sur le lit, sauvagement mutilés, le visages méconnaissables, l'arme plantée dans un mur.

    Et sans s'en rendre compte, Linsey plongea doucement dans un doux sommeil.

     

    6h30, le réveil sonne. Elle devait se préparer pour aller au lycée. Juste une matinée, après je pourrais rester tranquille à la maison.

    Mais, elle repensa à la façon dont elle avait imaginé secrètement ses parents morts la veille. Avec une once d'espoir, elle décida de pousser la porte de la chambre de ses parents. Une odeur de renfermée, de mort, de sang se dégagea. Alors que la porte était à peine en train de s'ouvrir, elle l'a poussa et contempla la scène.

    Comme elle l'avait imaginé, ses parents étaient morts. Chaque détail était là. Sa volonté était exaucée. Elle commença à rire d'un son cristallin et pourtant psychopathique.

    Elle laissa un dernier brin de rire s'évanouir dans sa bouche.

    Elle sorti de la pièce et ferma à porte. Mais une question lui traversa l'esprit... Comment mes pensées sont-elles devenues réalité ?

    Quelqu'un, quelque chose savait ce qu'elle pensait et l'espionnait. Quand mon tour sera-t-il arrivé ?

     

    Elle commença à s'inquiéter. Qui était ce démon ? Que me veut-il ? Qui est-il ?

     

    Elle rouvrit la porte de la chambre de ses défunts parents et reprit le couteau. Elle s'enferma dans la salle de bain. Quelque chose était accroché au couteau. M-mon bracelet ?

    Il était couvert de sang. Elle lâcha l'arme et se regarda dans le miroir. Elle était couverte de sang. Un sang qui n'était pas le sien...

     

    Fin ?

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    Ce texte a été écrit dans le cadre d'un tournoi (www).

    Thème : Votre récit doit être réaliste, mais en nous laissant penser qu'il est fantastique. Un peu comme un incident bizarre, mais qui au fond a une incroyable explication rationnelle. Un peu comme un récit de stephen king.

    Texte de mon adversaire : Mrs Swadloon


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  •    Une nouvelle journée commence. Les premiers rayons solaires se déploient dans ma chambre, filtrés en une lumière orangée à travers d'ocres rideaux. Je décide alors de me lever, encore bercé par les chants des quelques oiseaux restés en cet hiver, sans flocon, ni nappage blanc immaculé. En posant mon pied au sol, je marche sur quelque chose. Surpris, je soulève mon pied violemment, le cognant contre le bois du lit. Une écharde m'est rentrée dedans ; mon talon est endoloris, à cause du coup brutal que je lui est affligé. Je soupire, une boule au ventre ; cette boule qui vous annonce que si votre journée a mal commencé, alors tout aujourd'hui sera une pluie de problème agaçants. J'en suis déjà exaspéré. Je me penche un peu - en profite pour m'enlever l'écharde - et observe attentivement le parquet : rien. Parfait, je pose mes pieds et me lève enfin. Toujours un peu endormi, je cherche un objet, un verre d'eau, sur ma table de chevet. Je le saisi et fait malencontreusement tomber un stylo qui, lui aussi, était sur la table. Je bois l'eau qui hydrate ma gorge nouée. Enfin, je repose le verre et m'abaisse pour ramasser le dit objet tombé. Il est là, pas très loin de l'un de mes chaussons. Je tends mon bras et fais rouler bu bout des doigts, vers moi, le stylo. Maintenant qu'il est plus accessible, je l'attrape puis me redresse. Et "Putain !". Je me suis cogné la tête contre le coin de ma table de chevet. Je remets le stylo où il doit être, assez méchamment. J'enfile mes chaussons, mais l'un d'eux glisse sous mon lit. Tant pis, je ne vais pas me baisser. Je me dirige vers la porte. En l'ouvrant, je me frappe l'orteil, "Bordel !!". Je sors de la pièce. Dans la cuisine, je me prépare un lait chaud au chocolat, je hais le thé et n'ai plus de café... Je rage en mon fort intérieur. Je vais chercher et ouvre une nouvelle brique de lait, car va savoir pourquoi, il n'y en avait plus d'entamée. J'en vers dans ma tasse et à côté. Je prends une grande inspiration et souffle du nez lentement et doucement . Tout - va - bien ! Et pour me calmer, je fais des mouvements de bas en haut, avec ma main, pour me dire de rester zen. Je sens se dessiner sur mon visage un léger sourire forcé, qui dirait (si quelqu'un serait là) : tout va mal ; fait comme si de rien était, je ne veux pas de ton aide, ce sourire est tout ce que je peux faire pour te dire de dégager car rien qu'à te voir, j'ai envie de te BALANCER ON MICRO-ONDE À TRAVERS TA SALE GUEULE ALORS MAINTENANT DÉGAGE CONNARD ! Merci "Hou..." Je me ressaisi, nettoie et fini ce que j'ai à faire. Je me brosse les dents, prépare ma chambre, m'habille, me couvre pour aller dehors et partir travailler, ma sacoche à la main.

       Et sortant, encore sur les nerfs, je vois, ici et là, un blanc drap givré. je me calme et admire les flocons en train de chuter. Voilà ce qui pouvait m'apaiser, de la neige dans mon jardin, pour la première fois lors de cet hiver glacé.

    Tsunn
    26.02.2015


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