• Immuable

       La sonorité, au contour arrondi, devient froide aux lueurs bleutées. Se mélangeant à ce léger azur des gouts roussis. La mélodie, neurasthénique, rappelait la lividité d'Avril - triste fille aux longs cheveux grisés, la robe blanche, dépressive, de blafards reflets d'eau, irrémédiablement invisible aux yeux des autres sauf, à son sourire fallacieusement heureux. Pourtant, A n'arbore point ces couleurs. Il a quelque chose de plus assuré, aux harmoniques effervescent de touches sucrées, à la texture quelque peu écailleuse. Remarquable, comparé à 8, qui lui, plus fragile, déverse ses larmes verdâtres, un peu jaunis, sur le papier immaculément blanc. S'accrochant désespéramment à la robe de Février, belle femme d'une vingtaine d'année, brune, les yeux dorées, protégeant Janvier comme son frère cadet.

    Un vrai nuage de gouts s'empare alors de mes oreilles quand un capharnaüm de chiffres ahuris crie de milles et une personnalité. Aveuglé de douleurs rosâtres, orangées, irisées, se perle le gout de la mélopée sur mes mains encore caillebottées.

    Inondé de trigones, anneaux, et ne sais-je encore, résonnant indéfiniment dans une parfaite concomitance de températures chamarrées. Chatoyant sagement le chiffre cent, enchantant sèchement les flèches d'automne ; le S susurrant nonchalamment la fraicheur spinescente s'évadant. Quant à mes yeux, écoutant les textures pigmentées, rongeant les odeurs intemporelles de gouts, au graphèmes bellement colorés, dansant derrière leur personnalité marquée d'un trait doux et obscurcis, que seul le crayon noir à jamais ne trahit la beauté unique des lettres que je ne vis.

    "Monde", ivresse éternelle de rouge carmin, le "sang" violet, bleuté, maculant sa figure doré. Mes sens percevant la multitude de facultés d'une perception unique. Esseulé, je crois encore gouter cette berceuse pudique, qu'à moi seul elle ne dévoile ses formes cubiques, mire sa dernière note argentée.

    Fermant les yeux, à ma droite les derniers mois de l'année.

     

    Tsunn - 22/10/2015

     


  • Commentaires

    1
    Jeudi 26 Novembre 2015 à 09:11

    Salut,

    Je dois t'avouer que je reste perplexte devant ce texte même si je le trouve très beau. J'ai remarqué que les sens avaient un grand rôle dans tes textes, ils te marient, se mèlent, c'est vachement bien - et triste, il y a une forme de mélancolie dans ce texte.

    2
    Samedi 28 Novembre 2015 à 14:50

    Oui, ce texte est fait pour ne pas être compris, enfin... pour ne pas avoir de "réelle logique" dans le sens où les sens se mélangent d'une façon inhabituelle. Ce "méli-mélo" a, bien entendu, un sens. (C'est difficile de comprendre mon commentaire à cause du mot "sens", il pose problème ce petit -.-)

    La mélancolie que tu as remarqué est sûrement dû à la description du mois d'Avril, et à la description de la musique "devint froide", "rappelait la lividité d'Avril", etc...

     

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