• De la neige dans mon jardin

       Une nouvelle journée commence. Les premiers rayons solaires se déploient dans ma chambre, filtrés en une lumière orangée à travers d'ocres rideaux. Je décide alors de me lever, encore bercé par les chants des quelques oiseaux restés en cet hiver, sans flocon, ni nappage blanc immaculé. En posant mon pied au sol, je marche sur quelque chose. Surpris, je soulève mon pied violemment, le cognant contre le bois du lit. Une écharde m'est rentrée dedans ; mon talon est endoloris, à cause du coup brutal que je lui est affligé. Je soupire, une boule au ventre ; cette boule qui vous annonce que si votre journée a mal commencé, alors tout aujourd'hui sera une pluie de problème agaçants. J'en suis déjà exaspéré. Je me penche un peu - en profite pour m'enlever l'écharde - et observe attentivement le parquet : rien. Parfait, je pose mes pieds et me lève enfin. Toujours un peu endormi, je cherche un objet, un verre d'eau, sur ma table de chevet. Je le saisi et fait malencontreusement tomber un stylo qui, lui aussi, était sur la table. Je bois l'eau qui hydrate ma gorge nouée. Enfin, je repose le verre et m'abaisse pour ramasser le dit objet tombé. Il est là, pas très loin de l'un de mes chaussons. Je tends mon bras et fais rouler bu bout des doigts, vers moi, le stylo. Maintenant qu'il est plus accessible, je l'attrape puis me redresse. Et "Putain !". Je me suis cogné la tête contre le coin de ma table de chevet. Je remets le stylo où il doit être, assez méchamment. J'enfile mes chaussons, mais l'un d'eux glisse sous mon lit. Tant pis, je ne vais pas me baisser. Je me dirige vers la porte. En l'ouvrant, je me frappe l'orteil, "Bordel !!". Je sors de la pièce. Dans la cuisine, je me prépare un lait chaud au chocolat, je hais le thé et n'ai plus de café... Je rage en mon fort intérieur. Je vais chercher et ouvre une nouvelle brique de lait, car va savoir pourquoi, il n'y en avait plus d'entamée. J'en vers dans ma tasse et à côté. Je prends une grande inspiration et souffle du nez lentement et doucement . Tout - va - bien ! Et pour me calmer, je fais des mouvements de bas en haut, avec ma main, pour me dire de rester zen. Je sens se dessiner sur mon visage un léger sourire forcé, qui dirait (si quelqu'un serait là) : tout va mal ; fait comme si de rien était, je ne veux pas de ton aide, ce sourire est tout ce que je peux faire pour te dire de dégager car rien qu'à te voir, j'ai envie de te BALANCER ON MICRO-ONDE À TRAVERS TA SALE GUEULE ALORS MAINTENANT DÉGAGE CONNARD ! Merci "Hou..." Je me ressaisi, nettoie et fini ce que j'ai à faire. Je me brosse les dents, prépare ma chambre, m'habille, me couvre pour aller dehors et partir travailler, ma sacoche à la main.

       Et sortant, encore sur les nerfs, je vois, ici et là, un blanc drap givré. je me calme et admire les flocons en train de chuter. Voilà ce qui pouvait m'apaiser, de la neige dans mon jardin, pour la première fois lors de cet hiver glacé.

    Tsunn
    26.02.2015


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