• Concours [Queen Paramout]

    Je serais toujours là pour toi



    J’aimais être près de toi, sentir ta présence. Et là, j’étais à côté de toi. Debout, à te regarder dans ce lit de bois et de linceul. Je sentais les larmes monter pour couler sur ma joue. Et à chacune d’elle, j’avais l’impression qu’une partie de moi partait en cendre. Ton visage, bien qu’inexpressif, me rappelait tant de souvenirs : je me revoyais te dire que je serais toujours là pour toi, je me revoyais dans notre chambre, sur le lit, enlacés, se parlant, rigolant, s’embrassant, je te revoyais vivant…

     

    «Quand tu pleurais, j'essuyais toutes tes larmes,...

    ...quand tu criais, je combattais toutes tes craintes.

    J'ai tenu ta main pendant toutes ces années


    Je ne pus rester plus longtemps. Je sortis de la pièce, tremblante. J’ai jeté un dernier coup d’œil, et bien que tu ne sois plus de ce monde, tu étais la seule chose qui me semblait encore vivante. Et plus je te regardais, plus j’avais l’impression qu’une force attractive me tirait vers toi. Je sortis dehors et pris la voiture. Je me suis arrêtée à un Café. Comme à mon habitude, je pris un thé, il était dégueulasse. En regardant ma tasse, j’ai espéré qu’en relevant la tête, tu serais là, en face de moi, en train de rire, revoir tes beaux yeux verts, ton regard, ton sourire, entendre ta voix , t'écouter me raconter des jeux de mots stupides que j’aimais tant, tes blagues simples et drôles ; mais tout ce que je vis était ce putain de soleil qui m’éblouissait les yeux ! Il n'y avait qu’un bordel infernale de moteurs ! Des putains de piafs en train de piailler sur le trottoir ! Mais, merde… Je repris mon souffle, tourna la tête et vit la gare.

     

    Et, les images de notre dernière promenade me revinrent : on marchait sur un chemin caillouteux, les cheveux dans le vent. A deux trois mètres, un petit rail de chemin de fer. Je suis passée simplement et ce train, ce putain de train, en plus de t'éloigner de moi chaque matin, il a fallut qu'il t'arrache la vie. Je ne sais comment ta tête finit intacte. Ton visage était déjà pâle, blanc, tes lèvres violacées... Je ne pu que dégager cette sempiternelle mèche brune de sur ton front et pleurer. J'aurais aimé que tu ouvres les yeux, que tu poses ta main sur mon épaule, que tu me mentes, me dises que tu n'avais pas mal... Que tout allait bien… Mais je sentis les crocs de la vérité me mordre l'esprit , me grignoter l'âme, me ronger le cœur... J'aurai aimé pouvoir changer le passé, j'aurai aimé pouvoir créer un autre Pays dans lequel tu serais tout ce qu'il y a de plus important, j'aurais aimé... mais je ne le pouvais. Je n'arrivais pas à regarder la réalité en face. Je sentais chaque seconde s'égrainer et s'égrainer avec elle mon être meurtri. Et à mesure que le temps passait, l'obscurité s'abattit, me laissant peu à peu, avec toi, dans le sombre soir…

     

                                                              «Mais tu as toujours...

     

                                          ...tout de moi.»


    J'ouvris les yeux. Tout était flou. Je me suis levée et partie après avoir payer l'addition. Je pris la voiture. Je repensais encore à toi. Les larmes commençait à monter, à m'embuer la vue. Une lumière aveuglante fonçait vers moi et…


    ''Regarde, maintenant, je serais toujours là pour toi.''


    Tsunn

    (Page du concours)


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