• Concours 04/14 [Ecritureland].2

    Les eaux claires de l'océan, les milles et un rayons chatouillant les flots, leurs petits rires se succédant contre l'embarcation, la douce brise caressant mes cheveux, le léger vent léchant mon visage, ce merveilleux ciel bleu, et cet horizon tellement féérique ! Mes parents étaient dans la cabine, surement en train de se dire des mots doux. Mais qu'importe, la vue de ce panorama me suffisait pour me croire dans un rêve. Car dès à présent, ceci n'est plus qu'un souvenir illusoire, une vision onirique dans mon esprit meurtri...

    Laissez-moi donc vous conter la suite : les nuages se mirent à parcourir le ciel, les éclaires fendaient les cieux et le tonnerre agressait mes tympans ! Et moi, j'étais là, à observer ce bel enfer s'abattant sans pitié sur nous... Puis le monde se mit à tourner plus vite, plus vite, plus vite encore... Nous étions pris dans un tourbillon. Je ne bougeais pas, autant accepter la réalité plutôt que de fuir. Je me sentis basculer en avant... Des voix me parlaient, me disait d'arrêter, était-ce la folie ? Ou la peur ? Oui, la peur... Celle de mes parents me disant de venir vers eux... Mais c'était trop tard. Mon corps se faisant engloutir par les flots... Je vis, bien que flou, deux formes humaines naviguer comme moi... et les débris du bateau se brisant...

    Je voguai, ils voguèrent, nous voguâmes...

    Je sentis un corps humide, puis des chants... Une douce mélodie sans paroles... J'ouvris les yeux, je me fis éblouir par le soleil... Et son reflet dans l'eau m'aveugla... Mais qui pouvait murmurer cette douce mélopée... Puis, délicatement, mon corps fut déposé au sol. Le sable était chaud... J'eus enfin le courage d'observer ce qui m'entourai... L'eau dansait devant moi, des corps de femmes s'y dessinaient et elles chantaient... Oubliant mes parents, je me suis levée pour les observer... Puis, je me suis mise à marcher le long de la plage, entonnant petit à petit, l'air de leur triste mélodie... Et, tendrement, mes pas se posèrent sur le sol pour me guider vers la "forêt" qui peuplait l'île. Les fleurs étaient belles et s'ouvraient à mon passage... Mes pieds dénudés avançaient... guidés par quelque chose... Sous ce plafond verdoyant, pleuvait doucement des petits flocons lumineux... De douces petites pelotes de mousses chatoyantes... J'entendis comme un bruit de clochette... M'y rapprochant prudemment, j'y découvris de petites dames ailées... Ces dernières avaient à leurs extrémités de minuscules fleurs en forme de perce-neige en guise de... clochettes... Ces dernières jouaient la musique pleine de mélancolie des sirènes... Soudain, une voix éradique me vint marmonner les paroles :

    Peu~ ... tit monde~... doux~... de rêves... Te voilà ~... ici ! Désormais ~ enfermer... Dès à ~ présent tu peux... confier à la mer... ta vo~lonté étant la ~ plus chère... Mais, mon petit espoir, te voici prisonnier~... Pandore ne va pas te laisser t'échapper~...

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